1er stage: la condition de stagiaire.
On l'attendait depuis la rentrée ce stage, et on était si pressés de mettre enfin les pieds dedans, de mettre notre belle tenue immaculée, de voir des vrais patients, et de faire de vrais geste de soignants dans un vrai service de soin!
Certains se voyaient peut-être déjà en super infirmier, d'autres en douce infirmière réconfortante, d'autre encore redoutaient de se faire agresser par les patients (moi? noooon!)
Ce qui est sûr, c'est qu'en ce qui me concerne, j'étais bien naïve, et la dure réalité professionnelle me fit l'effet d'une bonne grande claque.
La psychiatrie, ça me terrorisait... Si j'avais su qu'à la fin du stage j'aurais plus peur des infirmières que des patients!
Moi je suis arrivée toute fraiche, toute timide, et toute apeurée. Et tout de suite, on m'a mis en confiance. C'ets vrai, l'accueil était plutôt sympa. Je n'y connaissais rien du tout, autant en matière de soin qu'en matière de fonctionnement du service.
J'ai suivi à la trace infirmière et aide soignantes, et j'essayais de faire comme eux.
Coté patients, j'ai eu le droit des le premier jour à une grosse colère d'un gros costaud... et on peut dire que ça ne m'a pas aidé à me sentir à l'aise auprès des patients (surtout celui là!).
La deuxième semaine, je commence a avoir mes marques, petit à petit. Je ne suis pas toujours au top, et je n'ose pas prendre des initiatives de peur de ne pas avoir le droit. Et oui c'est bête à dire, mais quand on débute on ne sais pas trop ou sont les limites qu'on nous accorde, alors j'y allais à tâtons.
Les remarques arrivent accompagnées des regard dans lesquelles on peut lire "Mais elle sort d'ou cette cruche", comme si parfois elles oubliaient que je débutais.
Moralement, ça commence à être difficile. Les équipes changent régulièrement et je découvre que le moral de la journée dépendra de l'équipe avec laquelle je vais bosser.
Comme un matin ou j'ai eu le plaisir (ironie) de travailler avec deux infirmières qui ne se sont pas une seule fois occupé de moi, ne m'adressant jamais la parole, et même pas un merci quand je les aide ou leur file un dossier.
Mais il y a eu des jours ou j'ai travaillé avec des gens super, qui m'ont montré plein de choses, et qui m'ont donné des conseils et fait des remarques sans pour autant me rabaisser plus bas que terre. On appelle ça la pédagogie je crois.
Et oui, car comme on nous l'a expliqué à l'école, les infirmières ont aussi pour devoir d'encadrer les étudiants. Or, il y en a que ça embête plus que tout, d'ailleurs celle là on a l'impression que tout les embête, elles passent leur temps à se plaindre toute la journée. Alors elle n'encadrent pas, elles vous ignorent, mais dès qu'elle le peuvent, elles vous font bien sentir que vous êtes un boulet, leur boulet.
Cela ne rapproche en rien de l'équipe, ça jette carrément un froid.
Et puis pendant cette deuxième semaine, j'ai découvert ce qu'était concrétement une démarche de soin. Pour moi, ce n'était qu'un cours que j'avais appris par coeur, je ne me rendais pas compte à quel point c'était important, et surtout de l'investissement que ça demandais. J'en ai honte, moi qui suis d'habitude si rensignée, et qui passe mon temps à fouiner sur le net... Enfin je m'y suis mise, et j'ai vraiment fait du mieux que je pouvais. Et puis mon dos s'est coincé en fin de semaine, ce qui m'a valut 2 jours d'arrêt... bof bof pour faire sa démarche!
La troisième semaine fût la pire de toute. Ma msp était prévue pour le mardi matin. Le lundi, j'ai répété les gestes à faire, et avec l'aide soignante, nous avons tout préparé pour éviter les surprise le lendemain. J'ai fait 4h supplémentaires dans le service pour pouvoir terminer ma démarche de soin avec les dossiers, et j'y ai passé une bonne partie de ma nuit pour la mettre correctement en forme. J'en étais plutôt satisfaite.
Et puis arrive la msp... je suis confiante pour le soin et moins pour la démarche de soin. J'attends dans le couloir mais la formatrice qui doit venir me noter n'est toujours pas là. La tension monte, l'aide soignante me dis d'attendre. La formatrice arrivera finalement avec une heure de retard. Je suis très nerveuse, et je fais mon soin tant bien que mal, avec 4 yeux qui décortiquent mes moindres faits et gestes. Je suis très mal à l'a
ise et je n'arrive pas à dialoguer avec le patient. Le soin se termine enfin et je crois que je vais pouvoir souffler. Et non! il faut j'aille servir le petit déjeuner de mon patient, toujours avec mes 4 yeux qui me traquent.
Problème, les autres patients on deja fini, il faut préparer un petit déjeuner pour lui seul. Un petit déjeuner, quoi de plus simple, on le fait tout les matins après tout!
Oui mais non. Là, j'étais complétement décontenancée... je ne trouvais plus rien, je ne savais plus quoi faire...panique totale.
Si seulement j'avais su que la msp pouvait se prolonger sur d'autres actions... mais moi on m'a dit: "ce sera sur tel soin", alors j'ai pas cherché plus loin. Après tout, comment aurais-je pu le deviner?
Une fois le calvaire terminé, je présente ma démarche de soin à la formatrice et à l'infirmière, non sans trembler. Puis elles délibèrent et m'appelle pour m'annoncer la note qui provoque sans que je puisse l'en empêcher un flot de larme incontrôlable. Je craque.
Pourtant j'en ai connu des vilaines notes, et des pires, mais c'était surtout lié à l'association de la fatigue, du stress, et du cortège de mauvaises surprises ajoutés à cette note m'envoyant directement au rattrapage.
Les sanglots, ça leur fait tout drôle, et du coup elles se sentent obligé de me consoler! Mais moi à ce moment là je m'en fiche car la note est là, et elle est bien trop sévère à mon goût étant donné les circonstances!
J'apprendrais par la suite de la part d'autre membres de l'équipe que tout le monde trouve que cette note est belle et bien trop dure, et que je n'ai pas été encadrée correctement par les infirmières pour préparer ma msp. Et ça je dois avouer que ce n'est pas faux, car j'ai scrupuleusement refait chaque geste de l'aide soignante, qui fait ce soin tout les matins quand même, mais on m'a quand même reproché des choses. Alors c'est bien beau leur reproches, mais ils n'avaient qu'a me montrer leur façon de faire! En tout cas, mes gestes étaient justifiés et réfléchis, ce n'était pas fait au hasard. Mais ma justification, même si elle sort tout droit de mes cours, ils s'en fichent: ils ont raison, j'ai tort.
Le lendemain, je vois le cadre pour le bilan mi-stage. Et encore des sanglots, la déprime de la veille n'étant pas encore passée. Là, je me retrouve avec un bilan complétement moisi, avec des remarques de la part de certaines infirmieres qui sortent tout droit de leur imagination débordante. A en croire le bilan j'étais quasiment une espèce de fille grossière, impolie, arrivant en retard d'une demi heure tous les jours, passant son temps à rien faire assise sur une chaise, et refusant de faire des soins. J'ai trouvé ça à la limite de la diffamation, un vrai tissu de mensonge.
Je me suis défendue, point par point, auprès du cadre, qui m'a écouté attentivement, et je me suis sentie comprise.
Car oui, j'ai été un peu mollassone du fait de ma timidité, de ma gène, et de mon hésitation, mais j'étais prête à faire tout et n'importe quoi, et pour ce qui est de la politesse on ne peut pas dire que je sois le genre à être malpolie.
Il y avait du progrès à faire, c'est clair et net, mais bon au point de me rabaisser à ce point c'est un peu de la méchanceté gratuite.
A ce moment précis, j'avais envie de tout arrêter, le stage, la formation. Je me disais que, si c'était pour être aussi mal à chaque stage, ce n'était pas la peine, je ne serais pas assez forte.
Et puis d'autres infirmières, celles qui se rappellent qu'elle aussi on débuté un jour, qui ont su me rassurer et me redonner confiance. Le bilan était d'après elles et le cadre, trop dure (décidemment).
Et oui, car il y a une explication à ce bilan desastreux: il a été fait par des personnes qui ont à peine si ce n'est jamais travaillé avec moi! abérant non?
Donc j'ai fait le tri entre ce qui n'allait vraiment pas, et ce qui était abusif, et je me suis donnée à fond.
Et puis j'ai rencontré ma formatrice référente de l'ifsi pour lui parler de ma msp, on en a longtemps discuté et elle m'a fait comprendre que finalement, ce n'est pas si grave, je vais la rattraper dans l'année et ce n'est pas si méchant que ça!
Je suis resté quand même inquiète pour ma note de stage, car j'avais peur d'être notée une fois de plus de façon ultra subjective.
Dernière semaine, je me sens très à l'aise. Je vais vers les patients, on discute, je les écoute, nous faisons des activités. Je prends des initiatives, je me débrouille toute seule. Et je me sens bien, j'aime ce que je fait, j'aime être avec les patients et je reçois des appréciations positives de
l'équipe.
Certaines infirmière deviennent adorables avec moi, et souligne mes progrès, me donne des conseils. Je n'ai pourtant pas changé si radicalement en 2 ou 3 jours...
Le bilan mi-stage m'est alors apparu comme une forme de bizutage (en moins marrant), une étape incontournable ou il faut s'en prendre plein la figure, et une fois cette étape passée, on vous considère comme un être humain et reconnait vos qualité.
La semaine fut longue puisque j'ai demandé à rattraper mes 2 jours d'arrêt maladies pris lors de la deuxième semaine.
Le stage se termine, et je n'en suis pas mécontente car je suis épuisée physiquement et psychologiquement.
Je passe par le bilan fin de stage, qui s'avère bien meilleur que le bilan mi-stage. Je m'en tire avec une note plutôt bonne tout comme l'appréciation. La conclusion du cadre: C'est un bon stage, qui a juste mal démarré." C'est un véritable soulagement!
Je sors finalement contente de ce stage. Néanmois, avec le recul, je me rend compte que j'aborde le prochain stage avec pas mal d'appréhension, et plus particulièrement celle de tomber sur du personnel pas très commode. Mais j'ai aussi l'impression de m'être fait de nouvelles armes, d'être un poil plus forte, et méfiante.
Mais attendons quand même de voir la suite, car les stages passent mais ne se ressemblent pas!(dûmoins je l'espère!)
Voilà, cet article traité essentiellemnt de mon vécu en tant que stagiaire lors de mon premier stage, je râle beaucoup, mais tout n'est pas si noir. Ca ne s'est juste pas passé comme je l'attendais.
Certains se voyaient peut-être déjà en super infirmier, d'autres en douce infirmière réconfortante, d'autre encore redoutaient de se faire agresser par les patients (moi? noooon!)
Ce qui est sûr, c'est qu'en ce qui me concerne, j'étais bien naïve, et la dure réalité professionnelle me fit l'effet d'une bonne grande claque.
La psychiatrie, ça me terrorisait... Si j'avais su qu'à la fin du stage j'aurais plus peur des infirmières que des patients!
Moi je suis arrivée toute fraiche, toute timide, et toute apeurée. Et tout de suite, on m'a mis en confiance. C'ets vrai, l'accueil était plutôt sympa. Je n'y connaissais rien du tout, autant en matière de soin qu'en matière de fonctionnement du service.
J'ai suivi à la trace infirmière et aide soignantes, et j'essayais de faire comme eux.
Coté patients, j'ai eu le droit des le premier jour à une grosse colère d'un gros costaud... et on peut dire que ça ne m'a pas aidé à me sentir à l'aise auprès des patients (surtout celui là!).
La deuxième semaine, je commence a avoir mes marques, petit à petit. Je ne suis pas toujours au top, et je n'ose pas prendre des initiatives de peur de ne pas avoir le droit. Et oui c'est bête à dire, mais quand on débute on ne sais pas trop ou sont les limites qu'on nous accorde, alors j'y allais à tâtons.
Les remarques arrivent accompagnées des regard dans lesquelles on peut lire "Mais elle sort d'ou cette cruche", comme si parfois elles oubliaient que je débutais.
Moralement, ça commence à être difficile. Les équipes changent régulièrement et je découvre que le moral de la journée dépendra de l'équipe avec laquelle je vais bosser.

Comme un matin ou j'ai eu le plaisir (ironie) de travailler avec deux infirmières qui ne se sont pas une seule fois occupé de moi, ne m'adressant jamais la parole, et même pas un merci quand je les aide ou leur file un dossier.
Mais il y a eu des jours ou j'ai travaillé avec des gens super, qui m'ont montré plein de choses, et qui m'ont donné des conseils et fait des remarques sans pour autant me rabaisser plus bas que terre. On appelle ça la pédagogie je crois.
Et oui, car comme on nous l'a expliqué à l'école, les infirmières ont aussi pour devoir d'encadrer les étudiants. Or, il y en a que ça embête plus que tout, d'ailleurs celle là on a l'impression que tout les embête, elles passent leur temps à se plaindre toute la journée. Alors elle n'encadrent pas, elles vous ignorent, mais dès qu'elle le peuvent, elles vous font bien sentir que vous êtes un boulet, leur boulet.
Cela ne rapproche en rien de l'équipe, ça jette carrément un froid.
Et puis pendant cette deuxième semaine, j'ai découvert ce qu'était concrétement une démarche de soin. Pour moi, ce n'était qu'un cours que j'avais appris par coeur, je ne me rendais pas compte à quel point c'était important, et surtout de l'investissement que ça demandais. J'en ai honte, moi qui suis d'habitude si rensignée, et qui passe mon temps à fouiner sur le net... Enfin je m'y suis mise, et j'ai vraiment fait du mieux que je pouvais. Et puis mon dos s'est coincé en fin de semaine, ce qui m'a valut 2 jours d'arrêt... bof bof pour faire sa démarche!
La troisième semaine fût la pire de toute. Ma msp était prévue pour le mardi matin. Le lundi, j'ai répété les gestes à faire, et avec l'aide soignante, nous avons tout préparé pour éviter les surprise le lendemain. J'ai fait 4h supplémentaires dans le service pour pouvoir terminer ma démarche de soin avec les dossiers, et j'y ai passé une bonne partie de ma nuit pour la mettre correctement en forme. J'en étais plutôt satisfaite.
Et puis arrive la msp... je suis confiante pour le soin et moins pour la démarche de soin. J'attends dans le couloir mais la formatrice qui doit venir me noter n'est toujours pas là. La tension monte, l'aide soignante me dis d'attendre. La formatrice arrivera finalement avec une heure de retard. Je suis très nerveuse, et je fais mon soin tant bien que mal, avec 4 yeux qui décortiquent mes moindres faits et gestes. Je suis très mal à l'a
ise et je n'arrive pas à dialoguer avec le patient. Le soin se termine enfin et je crois que je vais pouvoir souffler. Et non! il faut j'aille servir le petit déjeuner de mon patient, toujours avec mes 4 yeux qui me traquent.Problème, les autres patients on deja fini, il faut préparer un petit déjeuner pour lui seul. Un petit déjeuner, quoi de plus simple, on le fait tout les matins après tout!
Oui mais non. Là, j'étais complétement décontenancée... je ne trouvais plus rien, je ne savais plus quoi faire...panique totale.
Si seulement j'avais su que la msp pouvait se prolonger sur d'autres actions... mais moi on m'a dit: "ce sera sur tel soin", alors j'ai pas cherché plus loin. Après tout, comment aurais-je pu le deviner?
Une fois le calvaire terminé, je présente ma démarche de soin à la formatrice et à l'infirmière, non sans trembler. Puis elles délibèrent et m'appelle pour m'annoncer la note qui provoque sans que je puisse l'en empêcher un flot de larme incontrôlable. Je craque.
Pourtant j'en ai connu des vilaines notes, et des pires, mais c'était surtout lié à l'association de la fatigue, du stress, et du cortège de mauvaises surprises ajoutés à cette note m'envoyant directement au rattrapage.
Les sanglots, ça leur fait tout drôle, et du coup elles se sentent obligé de me consoler! Mais moi à ce moment là je m'en fiche car la note est là, et elle est bien trop sévère à mon goût étant donné les circonstances!
J'apprendrais par la suite de la part d'autre membres de l'équipe que tout le monde trouve que cette note est belle et bien trop dure, et que je n'ai pas été encadrée correctement par les infirmières pour préparer ma msp. Et ça je dois avouer que ce n'est pas faux, car j'ai scrupuleusement refait chaque geste de l'aide soignante, qui fait ce soin tout les matins quand même, mais on m'a quand même reproché des choses. Alors c'est bien beau leur reproches, mais ils n'avaient qu'a me montrer leur façon de faire! En tout cas, mes gestes étaient justifiés et réfléchis, ce n'était pas fait au hasard. Mais ma justification, même si elle sort tout droit de mes cours, ils s'en fichent: ils ont raison, j'ai tort.
Le lendemain, je vois le cadre pour le bilan mi-stage. Et encore des sanglots, la déprime de la veille n'étant pas encore passée. Là, je me retrouve avec un bilan complétement moisi, avec des remarques de la part de certaines infirmieres qui sortent tout droit de leur imagination débordante. A en croire le bilan j'étais quasiment une espèce de fille grossière, impolie, arrivant en retard d'une demi heure tous les jours, passant son temps à rien faire assise sur une chaise, et refusant de faire des soins. J'ai trouvé ça à la limite de la diffamation, un vrai tissu de mensonge.
Je me suis défendue, point par point, auprès du cadre, qui m'a écouté attentivement, et je me suis sentie comprise.
Car oui, j'ai été un peu mollassone du fait de ma timidité, de ma gène, et de mon hésitation, mais j'étais prête à faire tout et n'importe quoi, et pour ce qui est de la politesse on ne peut pas dire que je sois le genre à être malpolie.
Il y avait du progrès à faire, c'est clair et net, mais bon au point de me rabaisser à ce point c'est un peu de la méchanceté gratuite.
A ce moment précis, j'avais envie de tout arrêter, le stage, la formation. Je me disais que, si c'était pour être aussi mal à chaque stage, ce n'était pas la peine, je ne serais pas assez forte.
Et puis d'autres infirmières, celles qui se rappellent qu'elle aussi on débuté un jour, qui ont su me rassurer et me redonner confiance. Le bilan était d'après elles et le cadre, trop dure (décidemment).
Et oui, car il y a une explication à ce bilan desastreux: il a été fait par des personnes qui ont à peine si ce n'est jamais travaillé avec moi! abérant non?
Donc j'ai fait le tri entre ce qui n'allait vraiment pas, et ce qui était abusif, et je me suis donnée à fond.
Et puis j'ai rencontré ma formatrice référente de l'ifsi pour lui parler de ma msp, on en a longtemps discuté et elle m'a fait comprendre que finalement, ce n'est pas si grave, je vais la rattraper dans l'année et ce n'est pas si méchant que ça!
Je suis resté quand même inquiète pour ma note de stage, car j'avais peur d'être notée une fois de plus de façon ultra subjective.
Dernière semaine, je me sens très à l'aise. Je vais vers les patients, on discute, je les écoute, nous faisons des activités. Je prends des initiatives, je me débrouille toute seule. Et je me sens bien, j'aime ce que je fait, j'aime être avec les patients et je reçois des appréciations positives de
l'équipe.Certaines infirmière deviennent adorables avec moi, et souligne mes progrès, me donne des conseils. Je n'ai pourtant pas changé si radicalement en 2 ou 3 jours...
Le bilan mi-stage m'est alors apparu comme une forme de bizutage (en moins marrant), une étape incontournable ou il faut s'en prendre plein la figure, et une fois cette étape passée, on vous considère comme un être humain et reconnait vos qualité.
La semaine fut longue puisque j'ai demandé à rattraper mes 2 jours d'arrêt maladies pris lors de la deuxième semaine.
Le stage se termine, et je n'en suis pas mécontente car je suis épuisée physiquement et psychologiquement.
Je passe par le bilan fin de stage, qui s'avère bien meilleur que le bilan mi-stage. Je m'en tire avec une note plutôt bonne tout comme l'appréciation. La conclusion du cadre: C'est un bon stage, qui a juste mal démarré." C'est un véritable soulagement!
Je sors finalement contente de ce stage. Néanmois, avec le recul, je me rend compte que j'aborde le prochain stage avec pas mal d'appréhension, et plus particulièrement celle de tomber sur du personnel pas très commode. Mais j'ai aussi l'impression de m'être fait de nouvelles armes, d'être un poil plus forte, et méfiante.
Mais attendons quand même de voir la suite, car les stages passent mais ne se ressemblent pas!(dûmoins je l'espère!)
Voilà, cet article traité essentiellemnt de mon vécu en tant que stagiaire lors de mon premier stage, je râle beaucoup, mais tout n'est pas si noir. Ca ne s'est juste pas passé comme je l'attendais.
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